Le MCG commence à devenir un habitué des scandales sur la place genevoise. Lorsque ce ne sont pas des déclarations choc, le parti met en place de véritables actions coup poing, pour illustrer ses propose. L'action a dégénéré cette fois-ci, lorsque le MCG a filmé à leur insu des habitants du quartier des Pâquis, les faisant passer pour des dealers.
Eric Stauffer est confronté aux manifestants
Avec ce fonctionnement il est difficile d’éviter les dérapages. Lors de la course à l’exécutif notamment, le parti a suscité de vives réactions de certains citoyens. Le 7 novembre 2009, le collectif Afro-Swiss (http://collectifafroswiss.blogspot.com/ ) et Mezemrom (www.mesemrom.org) viennent protester devant le stand du MCG au centre ville. D’une part pour défendre la cause de la population Rom et expliquer le problème que pose leur statut politique sur le continent européen ; d’autre part pour s’ériger contre un clip diffusé sur la toile dans lequel on voit le président du parti interroger des Noirs et des Arabes dans le quartier des Pâquis en les assimilant à des dealers et des clandestins, et leur demander leurs papiers. L’affaire serait peut être restée sans suite – Léman Bleu ayant refusé de diffuser la vidéo – si l’une des personnes filmées n’avait pas été un ex-footballeur professionnel du nom de Jean-François Bell. Ce dernier a porté plainte civile et pénale contre le Mouvement Citoyen Genevois. L’aspect le plus étonnant de cette affaire, reste l’absence quasi-totale de remous médiatique provoqué la production d’un tel clip. Alors que le traumatisme ressenti par Jean-François Bell est bien réel, son cas n’était déjà plus relayé par les médias deux semaines après les faits. Ce genre de stigmatisation à caractère racial ne choquerait-elle plus dans la cité de Calvin ? Le MCG n’existe-t-il que pour servir le narcissisme d’une seule personne qui profite de la situation de crise actuelle, ou s’appuie-t-il sur une véritable volonté politique, ce qui révèlerait un malaise plus profond ? En tous les cas, les idées populistes se propagent et constituent en elles-mêmes des actes politiques puisqu’elles touchent dans leur quotidien une partie de la population. Nous l’avons encore vu ce dimanche 29 novembre lors des votations. Nous avons tenté d’analyser le phénomène dans un dossier spécial.
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