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Si Robert Downey Jr. rend une interprétation impeccable du détective anglais Sherlock Holmes, on peine à distinguer la patte originale du réalisateur dans un film pourtant surprenant. Est-ce… Elémentaire, comme dirait l’autre ? Réponse dès mercredi 3 février.

© Warner Bros.

Le réalisateur de Snatch et RocknRolla Guy Ritchie s’attaque à l’icône qu’est Sherlock Holmes. Rien que ça. C’est donc avec une certaine angoisse qu’on attend le film. Ce n’est pas pour Sherlock Holmes qu’on a peur – Il a survécu à bon nombre d’adaptions – mais bien pour le réalisateur. Comment concilier la personne à l’origine de films aussi originaux que Arnaques, crimes et botanique ou Snatch avec la firme « Sherlock Holmes » ? C’est donc le sourcil froncé qu’on regarde débuter le film.

Sans surprises, on se retrouve dans le Londres de la fin du XIXème siècle. Des plans en amorce sur une diligence filant à pleine vitesse se succèdent. Sombre et à l'esthétique particulière, l’image travaillée n’est pas anodine. Celle de Guy Ritchie ? Pas sûr. Pendant ce temps, une silhouette se faufile dans les sous-sols d’un immeuble. L’homme, qui s’avère être Holmes, assomme un garde. Avant de nous passer la scène à vitesse normale, Guy Ritchie nous la montre au ralenti. Et le détective décrit intérieurement les coups qu’il enchaîne. Un combat à mains nues, un homme qui se parle, afin de permettre au réalisateur de s’adresser aux spectateur ? Effectivement, c’est un peu du Guy Ritchie. Mais à part une image travaillée et à quelques détails qui rappellent vaguement sa filmographie, c’est à peu près tout ce que l’on voit du réalisateur.

Le film n’est pas mauvais pour autant. Sans doutes s’attendait-on à quelque chose de… différent, vu la personnalité aux commandes. Mais ce Sherlock Holmes a la particularité de ne pas correspondre à l’image que l’on se fait du fameux détective anglais. Le film d’abord. Il regorge d’action, de romance, d’humour. Un blockbuster à peu de choses près. Puis le personnage. Pas classe, désordonné, désinvolte, et sombre et triste à sa manière.

Quant au scénario, on est par contre très loin de ce à quoi nous a habitué Guy Ritchie. Si le film est à agréable et facile à regarder, ne vous attendez pas à quelque chose de plus compliqué que « Save the Queen…», pardon… Save the world...

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