“No Billag”

Le 04 mars prochain les suisses seront appelés à se prononcer sur l’initiative, « Oui à la suppression des redevances radio et télévision (suppression des redevances Billag) », plus connue sous le nom de “No Billag”. Sur la base d’accords avec la Confédération, l’entreprise Billag (filiale suisse de Swisscom) récolte la redevance radio et télévision qui assure le service de la SSR[1]. Quant à elle, la SSR coûte 451.- par an (soit 38.- par mois) à chaque ménage qui y est abonné. Celle-ci doit assurer la production des émissions audiovisuelles dans les quatre langues nationales : SRF-suisse allemand, RTS-français, RSI–italien et RTR-romanche.

Introduction :

La redevance s’élève à 1,37.- milliard de francs par an. Avec 1,2 milliard la SSR finance 7 chaînes TV et 18 chaînes radios, et verse les 64 millions restant à 34 autres audiovisuels indépendants-privés[2]. Au final, 75% du revenu de la SSR provient de sa taxe et les 25% restant de la publicité.

L’initiative dénonce principalement la SSR comme trop onéreuse. Premièrement, tout entrepreneur se voit doublement soumis à la taxe Billag (s’il y est abonné), comme privé et imposer une charge sur ses potentielles ressources financières entrepreneuriales. Deuxièmement, la suppression de la redevance offrirait l’opportunité d’avoir des médias plus indépendants et plus critiques, tout particulièrement concernant les politiques étatiques. Troisièmement, la taxe Billag, imposée aux ménages, pour le contenu audiovisuel, ne répond pas forcément à ce que désire le consommateur. L’objectif final de l’initiative “No Billag” apparaît comme : Offrir à tout consommateurs la liberté de choisir et d’uniquement avoir à payer l’audiovisuel sélectionné-consommé.

Mais No Billag est à l’origine de grandes dissensions entre les partis politiques, au sein d’eux-mêmes, plus particulièrement entre les nouvelles et précédentes générations dans des partis de droites.

 

Les modifications :

 

L’acceptation du “Oui” à No Billag engendrerait plusieurs modifications/réformes de l’art. 93 de la Constitution fédérale. Le document ci-joint présente les différents changement de l’art. 93 de la Constitution fédérale en cas de “Oui”.

 

NB: Des juristes opposés à l’initiative de “No Billag” ont effectué ce résumé de façon impartiale. Confirmation personnelle de cette impartialité après consultation de la Constitution fédérale et de la p.37 de “l‘Argumentaire Oui à la suppression des redevances radio et télévision” (Oui à No Billag) défendu par les partisans de l’initiative.

 

Les interrogations :

Une votation qui paraît simple en amont mais dont on perd rapidement la portée, l’objet clairement visé et ses répercussions. L’initiative No Billag conduit rapidement à une multitude d’interrogations :

Les avantages du « Oui » à No Billag ?

Les risques du « Oui » à No Billag ?

  • Pour quelle(s) raison(s) un entrepreneur pourrait-il être doublement taxé, tant au plan privé que pour l’entreprise elle-même ?

 

  • La Confédération est l’acteur déterminant quelle agence de média serait la plus adéquate pour ?

 

  •  N’est-elle pas l’illustration de l’obligation des médias de se reconfigurer ? s’adapter au numérique pour faciliter l’accès à l’information recherchée ?

 

  • Grâce au marché, d’assurer la baisse des coûts pour accéder à l’audiovisuelle personnellement souhaité ?

 

  • L’Etat lui-même ne doit-il pas financer les médias pour faire figurer la cohésion nationale en les assurant dans les quatre langues nationales ?

 

  • N’est-elle pas le risque de voir l’audiovisuel régional et/ou national perdre de sa qualité ? s’effondrer financièrement ?
     
  •  Assurer un service aux personnes malentendante?

 

  • Etre de contenus biaisés suite à son rachat par certains privés des audiovisuels (exemples Tamedia, Fox-news, BBC, TFI, …) ?

 

  • Assurer la réalisation d’émissions socio-culturelles suisses et/ou socio-politiques « exhaustives » et impartiales suisses ?

 

Discussions-débats et invités:

Pour entendre l’appréhension et la mobilisation des différentes générations sur No Billag, l’émission se déroulera en deux parties.

Pour en discuter-débattre nous aurons la chance de recevoir lors de la première partie de l’émission : Jean-François Rime, UDC, président de  « Union suisse d’Art et Métiers » (USAM); conseillé national fribourgeois (2003-2019) ; partisan de « No Billag » et Luc Recordon, Verts, conseillé aux Etats vaudois (2007-2015) ; opposé à « No Billag ».

Puis la chance de recevoir lors de la deuxième partie de l’émission (la nouvelle génération) :
Yohan Ziehli, jUDC, président jUDC vaudois, partisan de « No Billag » ; Nicolas Jutzet, jPLR, président jPLR neuchâtelois, Neuchâtel, porte parole et président du comité de campagne « No Billag » suisse romand partisan de « No Billag » ; Alexandre Démétriadès, PS, député au Grand Conseil vaudois (2013-2022), opposé à « No Billag ».

Première émission:

Jean-François Rime, UDC, président USAM, conseillé national fribourgeois (2003-2019); Oui à “No Billag”

Luc Recordon, Verts, conseillé aux Etats vaudois (2007-2015) ; opposé à « No Billag »

Luc Recordon, Verts, conseillé aux Etats vaudois (2007-2015) ; Non à “No Billag”

 

 

 

 

 Deuxième émission :

Nicolas Jutzet, jPLR, président jPLR neuchâtelois, Neuchâtel, porte parole et président du comité de campagne suisse romand partisan de  “No Billag”

 

 

 

 

 

Démétriadès_Alexandre-173226

Alexandre Démétriadès, PS, député au Grand Conseil vaudois (2013-2022), opposé à “No Billag”

Yohan Ziehli, jUDC, président jUDC vaudois, Vaud, partisan de “No Billag”

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Terminologie, aide mémoire:

  • Libertarianisme: Il correspond à une philosophie tendant à favoriser au maximum la liberté individuelle. Ses partisans, les libertariens, s’opposent à l’étatisme perçu comme un système fondé sur “la coercition”, au profit d’une coopération libre et volontaire entre individus.
  • Pay-per-view: C’est une catégorie de canaux de télévision à péage dans lesquels des films, retransmissions sportives ou émissions sont multidiffusés et accessibles à l’unité ou plus exactement à la séance.
  • Streaming: Le téléchargement de la vidéo se charge au fur et à mesure de notre avancée dans la lecture du contenu audio-visuel.
  • Teasing: Technique publicitaire qui vise à éveiller la curiosité (ex: logo ou petite vidéo) avant et/ou lors d’un téléchargement pour attirer le regard et créer une mémorisation de produits de consommation.