Une convention otaku

Logo Japan Impact

Otaku : Personne qui consacre une certaine partie de son temps à une activité d’intérieur comme les mangas, animes, les idoles japonaises, ou encore les jeux vidéo liés à la culture japonaise.

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Une amie chère à mon cœur a fortement insisté pour que je l’accompagne à une convention organisée par les étudiants de l’EPFL. Un truc nommé Japan Impact, vaguement en rapport avec la culture japonaise (eh.), paraît-il une des plus grandes conventions de Suisse sur le sujet.

jiAyant réussi à décrocher un badge Presse pour l’événement via Fréquence Banane, je suis donc entré dans cette fameuse convention dont mon amie m’avait vanté les mérites à tort et à travers – cette dernière s’est d’ailleurs bien amusée de me voir débarquer nonobstant mon manque de connaissances slash intérêt.

Dans des événements de cette sorte, il est toujours difficile de tout faire : n’ayant que peu de connaissances en Japon, je ne savais pas forcément vers où me diriger ni évidemment à quoi m’attendre, outre les préjugés collants à ce fameux “Japon” ; je me suis ainsi laissé porter par les noms de divers activités et en ai profité pour me balader, un micro dans une main, une Gameboy dans l’autre, à travers les dédales de stands en tout genre.

Et avouons que je fus agréablement surpris.

J’ai assisté à des conférences explorant les faces cachées d’éléments traditionnels peu connus du public, comme la calligraphie, ou populaires, comme le manga, en découvrant que, finalement, il y avait plus à voir que ce que les médias classiques voulaient bien nous montrer.

IMG_20160221_121213La plupart sinon toutes les personnes que j’ai croisées étaient charmantes et ouvertes, prêtes à partager et à faire découvrir au pauvre bougre que j’étais les joies du Japon et les faces cachées de cette culture que nous, occidentaux, considérons comme lointaine, presque étrange.

Cosplay : Loisir qui consiste à jouer le rôle de ses personnages en imitant leur costume, leurs cheveux et leur maquillage.

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IMG_20160221_144241La communauté des cosplayers, en particulier, ultra active, constituée de personnalités de tous les âges, m’a apparue pétillante et colorée, et l’on se rend compte que, plus qu’un désir d’échapper à la réalité, il s’agit surtout d’une passion, partagée avec plaisir aux non-initiés. On se rend notamment compte qu’il s’agit aussi d’un réel investissement, tant financier que temporel, lorsque l’on voit la qualité et les détails de certains d’entre eux.

D’ailleurs, en terme de partage, il faut savoir que de nombreux aficionados aiment à s’intéresser à cet art. Certes la tradition de se costumer (et non “se déguiser“) n’est pas propre à la tradition japonaise, mais c’est bien cette dernière qui l’aura portée de manière importante et qui aura permis de la voir se développer dans d’autres environnements. Le public aime, et acteurs comme spectateurs s’amusent.

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Le graphiste et illustrateur Nyo. ! (interview)

 Ce qui fait enfin le charme de cette joyeuse réunion d’agréables fous (c’est affectif), c’est qu’en prime de la présence de la communauté japonaise et des japficionados se trouvent également des personnalités d’autres horizons, qui ne sont pas forcément aussi impliqués que d’autres dans cet univers ; par-delà votre serviteur, j’ai pu également croiser quelques vidéastes variés des Internets comme le graphiste Nyo. ou le chroniqueur Monsieur Plouf (allez jeter un coup d’œil, ils sont cools !), des fans de jeux vidéos en tous genres, des curieux, bref, pas uniquement des spécialistes.

Pour résumer mon état d’esprit, j’ai passé un agréable moment, je me suis imprégné de nouvelles visions et j’ai découvert des éléments dont je ne soupçonnais pas forcément l’existence. Je tiens à remercier, au nom de Fréquence Banane et du mien, le comité PolyJapan pour leur invitation et surtout leur efficacité et leur réactivité (ils étaient véritablement aux petits soins avec nous ~) mais également à l’ensemble des membres du staff pour leur implication.

Restons ouverts et acceptons de sortir de notre zone de confort, c’est souvent à ce moment-là que la magie opère.