Metropop version reggae avec Dub Inc.

Le samedi 11 novembre dernier, le vert, le jaune et le rouge étaient présents en masse à la salle Métropole de Lausanne. Raging Fyah, Pablo Moses et Dub Inc. ont fait danser les amateurs de reggae vaudois. De très belles prestations pour un public peu présent. Le festival va mal, mais le show ne reflète pas du tout les problèmes du Metropop.

Malgré une édition 2016 décevante en termes d’affluence, le Metropop Festival a de nouveau eu lieu cette année avec une belle programmation, comme à son habitude. Mais c’est dans une salle loin d’être remplie que se sont produits les artistes jamaïcains et français samedi soir. Pourtant, leurs prestations méritaient bien mieux.

Pablo Moses (Photo : Aude Haenni)

Après l’ouverture aux influences soul de Raging Fyah, c’est le jamaïcain aux 40 ans de carrière qui a pris le relais pour faire patienter les Lausannois jusqu’à 23h30. Une ambiance sereine, à la cool, et un show d’une qualité épatante pour un artiste de son âge. Pablo Moses avait pour but de chauffer une dernière fois la salle avant d’accueillir les français et il n’a pas manqué à sa tâche.

Dub Inc. (Photo : Stills)

C’est donc peu avant minuit que Dub Inc. – tête d’affiche de la soirée – prend place sur la scène du Metropop. Le public se rajeunit par rapport à Pablo Moses et l’ambiance se fait plus vive. Le groupe de Saint-Étienne, qui avait déjà donné un concert à ce même festival en 2011, a joué pendant 1h30 ses plus grands titres issus de tous ses albums. Grand Périple, Foudagh, Exil ou même Tout ce qu’ils veulent lors du rappel, Bouchkour et Komlan ont fait raisonner leurs voix dans toute la salle, devant un public dansant et chantant quasiment tous les morceaux du groupe stéphanois.

On ne sait pas encore ce qu’il adviendra du Metropop Festival mais cette année encore le public a été comblé par les prestations des artistes invités. Public qui manque malheureusement de plus en plus à l’appel ces dernières années ; moins de 3’000 personnes se sont déplacées à la salle Métropole pour cette édition 2017, ce qui contribue à faire terminer le festival dans les chiffres rouges une nouvelle fois. Une chose est sûre : ce ne sont pas les artistes qu’il faut changer.