“Solo : A Star Wars Story” – Une bonne surprise

Prévu pour le 23 mai, cinq mois après la sortie de l’épisode VIII de la saga, Star Wars revient avec un spin-off centré sur le personnage mythique de Han Solo. Le film, situé entre les épisodes III et IV, raconte la jeunesse du protagoniste. Si l’on pouvait s’attendre à un flop au vu des premières bandes annonces, Ron Howard s’en sort bien.

Han Solo, célèbre contrebandier et pilote du Faucon Millenium, a eu une jeunesse mouvementée avant de rencontrer la princesse Leïa et son frère Luke Skywalker. C’est sur cette période de l’univers Star Wars, pendant la montée de l’Empire, que le deuxième spin-off cinématographique de la saga se penche. Deux ans après le très bon Rogue One, la tâche était ardue pour rendre un film de qualité.

Doté d’un casting de haut niveau, notamment avec Emilia Clarke (Game of Thrones) dans le rôle de Qi’Ra, petite amie de Han, Solo avait pourtant des airs de Gardiens de la Galaxie dans ses premiers trailers. Bien que le film de Marvel soit excellent, ce n’est pas le genre d’ambiance à laquelle on s’attend en allant voir un Star Wars – d’où les quelques appréhensions avant de visionner le film.

Emilia Clarke est surprenante dans le film.

Si l’on prend du temps à accepter qu’Alden Ehrenreich est réellement la version jeune du personnage joué originalement par Harrison Ford, on s’y habitue finalement en retrouvant les mimiques et attitudes ambitieuses de Han Solo. On le voit donc rencontrer son fidèle ami Chewbacca, ainsi qu’un autre contrebandier : Lando Calrissian. Ce dernier, interprété par Donald Glover, était déjà apparu – rappelons-le – dans les épisodes V et VI de la première trilogie.

Notre équipe parcourt alors la galaxie en compagnie du voleur Tobias Beckett (Woody Harrelson), afin de récupérer un gros butin et de s’acheter un vaisseau – le Faucon n’appartenant pas encore à Han mais bien à Lando. Comme d’habitude, l’univers de Star Wars est magnifique. On y voit plusieurs planètes, dont les mines de Kessel (apparues pour la première fois dans le tout premier épisode de la série animée Rebels). Le Faucon Millenium a également son moment de gloire, lors d’une course poursuite spatiale contre l’Empire dans le fameux raid de Kessel (que Han aurait traversé en 14 parsecs… ou 12…).

Le Faucon Millenium est évidemment de la partie.

D’ailleurs, l’un des points surprenants du film est l’absence de l’Empire. Il doit s’agir du premier Star Wars (excepté l’épisode I) où l’on ne voit qu’une dizaine de stormtroopers pendant les deux heures. L’intrigue est réellement bien centrée sur les aventures de contrebandier de Han Solo. Ce dernier se frotte en réalité peu au régime impérial de Palpatine, mais plus à d’autres voleurs de la galaxie. Choix culotté mais intéressant de Ron Howard.

Dans les points faibles du film, on notera peut-être le manque d’un réel “méchant” que l’on aurait envie de détester. On pourrait s’attendre à des combats épiques, à des batailles spatiales d’anthologie, mais non. Bien que Chewbacca ait un sacré coup de poing, la seule vraie scène mouvementée se passe juste avant la fuite de Kessel (ce qui ne veut pas dire que le film soit mou).

On sait enfin comment Han Solo et Chewbacca se rencontrent.

Certains personnages secondaires paraissent inutiles, on oublie même leurs noms à la fin de la séance. Si l’on enlève notre équipe de protagonistes, les personnages comme Enfys Nest, Proxima ou Rio auraient pu être plus développés.

En fin de compte, il s’agit bien d’un spin-off, censé nous amener plus de détails afin de comprendre l’univers énorme qu’est celui de Star Wars. S’il était question d’un épisode fil rouge de la saga, le film aurait peut-être été un peu pauvre. Mais pour une aventure annexe, il en vaut la peine.

Un bon mais pas excellent Star Wars, à retrouver dans les salles dès le mercredi 23 mai.