Un film pour rattraper ses heures de sommeil

9 doigts : un film dont on peine à capter le sens, et peut-être un peu prétentieux…

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Le festival de Locarno propose chaque année un nombre considérable de films. Cette année, un peu plus de 250 films sont à la carte. Et comme partout, avec une telle quantité de projections, on ne peut pas plaire à tout le monde.

Se donnant des airs de film noir, 9 doigts est un film en noir et blanc réalisé par le cinéaste et écrivain français Frédéric-Jacques Ossang. Loin de pouvoir réellement être caractérisé par ce style du cinéma classique hollywoodien, on découvre au contraire un univers qui lui est propre.

Malheureusement, on se retrouve devant une totale incompréhension. Les dialogues sont complexes et peu clairs. L’image est belle, pleine de contrastes, mais elle ne nous aide pas. Il en devient difficile de rester captivé et le temps devient long.

Heureusement, se dit-on, puisqu’une séance questions-réponses se déroule juste après le film, au forum. Mais l’espoir d’une explication disparait rapidement. En effet, le réalisateur, ainsi que sa femme, actrice dans le film, persévèrent sur la grandeur du film. De plus, il avoue même avoir inséré un morceau de son propre groupe de musique dans le générique.

Le festival de Locarno est un grand festival de film, qui affiche de belles œuvres par de grands réalisateurs. Et il semble alors normal de se retrouver aussi devant des films qui parfois, ont peine à se faire apprécier, comprendre et juger à la valeur que les auteurs voudraient leur accorder.