Il pêche dans le désert et personne ne dit rien

Sale temps pour les garde-côtes nigériens : un chalutier japonais s’est aventuré à plusieurs reprises dans le Sahel pour le vider de ses poissons.
La pêche industrielle à travers le monde a depuis longtemps été un gros problème pour les fonds marins comme pour les petits pêcheurs locaux. En effet, les navires-usines suréquipés des grandes entreprises de pêche ne laissent pas le temps à la faune sous-marine de se renouveler et, si la situation ne change pas, les océans vont se vider. Cabillaud des provinces maritimes du Canada, anchois au large du Pérou, saumon dans le Pacifique Nord-Ouest, légine australe dans les eaux antarctiques, requins sur l’ensemble des mers, tous sont voués à disparaître, aussi simplement et efficacement qu’un avion malaisien.

Dans ce triste contexte, c’est la course à celui qui en attrapera le plus dans ses chaluts. La concurrence pousse ces grands navires russes, ukrainiens, coréens ou chinois à toujours chercher plus loin, ailleurs, dans des zones maritimes encore inexploitées.

A ce petit jeu, c’est un chalutier japonais qui s’est révélé être le plus habile : à plusieurs reprises durant le mois de mars, le ママ小型ボート a trouvé une solution controversée : il s’est aventuré jusque dans le Sahel, au Niger. Il a en effet trouvé là-bas un terrain de chasse délaissé par ses concurrents. De plus, comme il est en dehors des eaux territoriales, cela le dédouane de toute infraction.

Un choix d’autant plus stratégique quand on sait que le Japon a récemment interdit la chasse à la baleine. Il semble donc que les grandes entreprises de pêche au pays du soleil levant aient déjà trouvé des solutions à ce manque à gagner.

Mais écoutez plutôt le reportage de notre équipe de rédaction, qui s’est mouillée pour enquêter sur ces agissements.
 
Les garde-côtes nigériens, tentant tant bien que mal de faire face aux violations de territoire dans leurs eaux territoriales.

Morale de l’histoire :
Cuanto pescados hay en el mar ?
No hay ningun. Porque son peces. – proverbe nigérien.
Écrit par Antonin Python