Un groupuscule terroriste vaudois règle la question de la tour Taoua

Stupeur et incompréhension règnent ce matin dans les rues de Lausanne. Le dilemme que les citoyens lausannois étaient censés régler dimanche dans les urnes n’a plus lieu d’être et pas tout le monde a vraiment compris pourquoi.

Ces dernières semaines, la mégapole lémanique était déchirée par les débats que soulevait ce projet architectural. Les défenseurs de la tour mettaient en avant le fait que de nombreux appartements allaient être créés ainsi que le bilan énergétique favorable de la tour alors que les opposants au projet étaient d’avis que Taoua, avec ses 92 mètres de haut, ruinerait le paysage urbain lausannois. Ces derniers craignaient également que cette construction en entraîne d’autres du même genre. La bataille de la communication, notamment visuelle, a fait rage et les partisans du projets sont même allés jusqu’à accrocher quatre ballons gonflés à l’hélium pour faire office de gabarits et donner une représentation claire de la hauteur de la tour.
Mais ce matin, alors que les citoyens lausannois étaient censés se rendre aux urnes pour décider de l’avenir de ce projet, un groupuscule terroriste vaudois a trouvé la solution à tous ces débats : ces activistes, qui ne se réclament d’aucun parti, ont profité de la nuit pour construire eux-mêmes la tour selon des plans dérobés dans la journée de samedi et l’accrocher aux ballons-gabarits selon le fameux procédé dit de Fredricksen-Russel. Au matin, la tour s’était littéralement envolée.
Ils détaillent leur coup d’éclat dans un communiqué que la rédaction s’est procurée au péril de sa vie : « comme ça, tout le monde est content : la tour a été construite à Beaulieu comme le voulaient les partisans du projet et elle ne défigure pas le paysage lausannois comme le craignaient les opposants. Je crois que nous avons trouvé-là un bon compromis, dans une volonté d’apaisement des tensions, et dans le respect de la tradition pacifique caractéristique de notre bien joli canton ».
Immédiatement contacté par la rédaction, le chef de la police vaudoise Jacques Antenen a répondu qu’il était en slip et que d’abord, comment avions-nous eu son numéro ? Le guet de Lausanne, lui, s’est fendu d’une simple déclaration, affirmant qu’il avait sonné l’heure et qu’il avait vu des heures tristes et des heures graves mais qu’il ne voulait se souvenir que des moments de joie. Il a ajouté qu’il ferait un autre point presse dans une heure.

La tour Bel-Air ne voyait pas non plus d’un bon oeil l’arrivée d’une deuxième tour dans le paysage lausannois (photo: © MordorCom)
 
Morale de l’histoire : l’hélium déplace des montagnes de problèmes.
 
Écrit par Antonin Python