Les conférences Lift16: mercredi 10 février

Du 10 au 12 février s’est déroulé à Genève Lift16, l’un des plus grands salons européens de technologie et d’innovation. Cet événement regroupant une multitude d’intervenants en provenance du monde entier a pour but principal de nouer des liens et de créer un réseau de contacts entre entrepreneurs, investisseurs, développeurs et autres métiers du domaine l’innovation. Il vise aussi à montrer les progrès accomplis en matière de technologie. Pour ce faire, de nombreuses conférences et workshops (traduisez « ateliers ») sont organisés autour de différents aspects de l’innovation. De plus, de jeunes startups sont mises en valeur grâce à un tremplin, le Masschallenge Startup Summit, que vous découvrirez plus bas.


Le salon, hébergé principalement au Centre International de Conférences de Genève (CICG), n’y débute toutefois pas. En effet, c’est à l’extérieur du centre et même parfois en dehors de la ville qu’ont rendez-vous les participants de « Lift On Site ». Comme le précise Abir Oreibi, CEO de Lift16, le but était de plonger les participants en immersion dans ce qui se faisait « sur le terrain ». Des Workshops étaient alors organisés dans plusieurs établissements dédiés à la science tels que le CERN ou le centre horticole de Lullier. Nous avons assisté au workshop de Lullier, intitulé « Internet of food ».  Le début de l’atelier a consisté en une présentation du site: un centre de formation pour horticulteurs, floriculteurs et paysagistes, riche en jardins, extérieurs com
me intérieurs. Sont ensuite intervenus deux représentants des laboratoires d’expérimentation Pangloss Labs ( www.panglosslabs.org ), dont l’un des fondateurs Paul Bristow, afin d’exposer la problématique de « l’internet of food », à savoir que la technologie progresse inlassablement, mais qu’en est-il de l’alimentation ? Comment appliquer la technologie à l’agriculture et quelles perspectives pour l’avenir ?

L’atelier s’est conclu avec une activité pratique de mise en situation où les participants étaient chargés d’imaginer un projet de startup concernant une nouvelle technologie utile à la culture. De la designer londonienne envoyée par sa société de conception de sites web à l’ergonomiste allemand au chômage cherchant à créer de nouveau contacts, c’est la diversité des participants qui était à l’honneur lors de ces workshops axés vers l’avenir du monde de la technologie.

Centre horticole Lullier

Le centre horticole de Lullier

Le deuxième temps fort de cette première journée était assurément le MassChallenge Startup Summit au Campus Biotech. Cet événement annuel récompense la meilleure startup issue du programme d’accélération et d’aide MassChallenge Boston. Cette cérémonie marquait également le lancement de son ho

mologue local, MassChallenge Switzerland. Pour l’occasion, 7 startups Suisses sélectionnées parmi une cinquantaine d’entre elles ont eu la possibilité de présenter rapidement en 4 minutes leur projet. S’en est alors suivi un vote par les auditeurs, principalement des investisseurs et des entrepreneurs, pour élire la meilleure de ces startups. A été ainsi nominée la startup « Twentygreen » (www.twentygreen.com), expérimentant des nouvelles ressources pour le nourrissage des animaux destinés à la consommation, sans antibiotiques et à base de plantes et non pas de protéines animales. Le prix CTI de l’entrepreneur international (Commission Suisse pour la Technologie et l’Innovation) a été décerné à « Femtoprint » (www.femtoprint.ch), une startup qui explore la gravure de micro pièces en verre. Le CTI Woman Entrepreneur Award est quant à lui revenu à « Morphotonix » (www.morphotonix.com), un système révolutionnaire d’hologrammes identifiables, incorporés au matériau de fabrication d’objets de valeurs afin de lutter contre la contrebande.

C’est sur cette remise des prix suivie d’un apéritif que s’est conclue cette première journée de Lift16 forte en espoir. En effet, nous pouvons facilement nous imaginer trouver l’un ou même plusieurs des produits innovants présentés par ces startups prometteuses sur le marché dans les années à venir. Il est gratifiant de réaliser à quel point l’innovation est présente en Suisse,  principalement pour la jeunesse puisque la moyenne d’âge des présentateurs de startups suisse ne devait pas excéder les trente ans! Puissent donc se poursuivre ces programmes de soutien prometteurs, puisque n’oublions pas le dicton : «les jeunes d’aujourd’hui sont les adultes de demain» ; auquel j’ajouterais, plus en adéquation avec le sujet, que l’innovation d’aujourd’hui n’est rien d’autre que le quotidien de demain

Par Gary DomeniconiMC-2